20 pays européens en faveur d’un futur réseau TEE 2.0

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La proposition allemande du Sommet ferroviaire européen de 2020 visait à recréer un système ferroviaire de type « Trans-Europ-Express », cette fois en « version 2.0 ».


Développée lors du 3e sommet du 17 mai 2021 avec le soutien de l’Autriche, de la Belgique, de la France et des Pays-Bas, elle semblerait désormais en quelque sorte... faire boule de neige en été !

Cette proposition aurait pour objectif principal de remplacer au maximum les relations aériennes par vols courts et moyens courriers par des relations ferroviaires.


Elle se trouve désormais en voie de concrétisation par les ministres européens des Transports sous l’appellation Platform on International Rail Passengers (IRP).


Une sorte de « lettre d’intention » destinée au pays de l’Union européenne en faveur de la mise en place progressive, d’ici 2025, d’une série de relations voyageurs transfrontalières par trains selon des distances de 600 kilomètres et plus qui seraient parcourues à 100-160 km/h.


Sur la base d’un cadencement commun dit « EuropaTakt » appliqué à une première série de lignes pilotes et jugées structurantes. Vingt pays de l’Union européenne ont aujourd’hui signé cette « lettre d’intention ».


Toutefois, il s’avère que les meilleures... intentions peuvent être aussi l’objet d’enjeux politiques. Même s’ils elles se fondent sur des objectifs globaux et environnementaux qui visent à un rééquilibrage vertueux du partage modal en faveur du rail.


Mais elles semblent également issues de l’idée de ne pas rompre, côté orientations de la politique des transports de l’Union européenne, avec le « monde d’avant » la pandémie.


En effet, et comme, a contrario de l’héritage revendiqué de la coopération qui a historiquement présidé à la création des T.E.E. il y a plus de six décennies, ce réseau est présenté comme le prélude à la création d’un Espace ferroviaire européen, le Single European Railway Aera.


Une démarche d’ailleurs clairement assumée par certains des promoteurs de ce futur réseau. Avec, sans doute, l’objectif d’en faire un lieu d’expérimentation ferroviaire voyageurs de dimension XXL au profit de cette « concurrence libre et non faussée » chère à nos eurocrates.