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Petit éloge amoureux de l'Occitanie
En quête d'Occitanie ! A travers sa quête d'identité, Alain Monnier livre un éloge clairvoyant qui interroge le sentiment d'appartenance de celui qui nait quelque part...
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Petit éloge amoureux de l'Occitanie
En quête d'Occitanie ! A travers sa quête d'identité, Alain Monnier livre un éloge clairvoyant qui interroge le sentiment d'appartenance de celui qui nait quelque part...

A partir de son histoire personnelle, de ses propres souvenirs, d'une construction mentale toute personnelle de l'Occitanie, l'auteur - audois de naissance - interroge sa quête d'identité. Inconsciente dans les premières années, et qui s'affirme au fil du temps. Au fur et à mesure de cette « enquête », le sentiment d'appartenance à cette terre s'affirmera et le sentiment « d'être un peu d'ici » laissera la place à celui d'être, de se sentir pleinement occitan.


Ainsi, Alain Monnier explore tour à tour le territoire, la langue et l'accent occitans, ses principaux marqueurs. Il écorne gentiment cette sorte de « filière cathare », ce produit d'appel régional, rappelant que l'épopée cathare ne concernait pas toute l'Occitanie, mais un triangle compris entre Toulouse, Albi et Carcassonne. Pour l'auteur, l'Occitanie s'incarne - et ce n'est pas une surprise - dans la vigne et le vin mais aussi dans le rugby. 


« Celui des bourgs, des préfectures et sous préfectures, une époque pas si éloignée où elles avaient toutes au moins une équipe en 1ère division ». Et se remémore-t-il « les résultats du dimanche soir à la télévision étaient une véritable révision des villes occitanes ».


Impossible de parler de cette région sans évoquer sa langue tant elle est un élément consubstantiel. Elle est au cœur du fait occitan. Pourtant, contrairement à d'autres langues, les vicissitudes de l'histoire n'ont jamais permis son unité. Mais l'auteur prévient : « on peut se sentir, se définir occitan sans parler la langue. Je ne parle occitan mais j'en porte les traces. »

Raillé, moqué ou envié, l'accent c'est la mélodie de l'occitan, sa petite musique. « Déguiser son accent, c'est admettre sa défaite », affirme Joan de Nadau, le chanteur béarnais. Comment ne pas lui donner raison ?


Certes, ce livre est un éloge de l'Occitanie, mais un éloge parcimonieux, clairvoyant, tout en retenue. Rien de grandiloquent dans ce sentiment d'appartenance qui fait dire à Alain Monnier : je suis d'ici. Mais plutôt mille petites choses, des détails… dans une sorte d'Occitanie apaisée. Au delà de cette région même, il pourrait donner lieu à une réflexion sur la notion d'être de quelque part sans ostentation mais avec conviction.

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