top of page
jean-luc-benazet-dLpP34ADQPI-unsplash (3)_edited_edited.jpg
  • Marie Soizic

Piémont et merveilles!

Amateurs de grands espaces et de polenta, promeneurs d'un jour ou randonneurs de toujours, férus d'art sacré, passionnés par l'histoire régionale, ou tout simplement, esprits curieux avides de découvertes... ceci est pour vous ! Siete pronti ? Allora, andiamo !



Le lieu, dit-on, a largement inspiré le célèbre romancier italien, Umberto Eco, dans l'écriture de son fameux roman "Le Nom de la Rose" et on le comprend aisément... Dans un site exceptionnel, entouré de montagnes, né de la volonté et du génie d'hommes habités par la foi, telle se présente la Sacra San Michèle dominant la Vallée de Susa.


Curiosité de l'Histoire, dont la région n'est point avare, c'est un noble auvergnat, Hugues de Montboisier, qui fut à l'origine de sa construction.


Symbole et véritable icône du Piémont, lieu international de pèlerinage, la Sacra San Michèle compte parmi les ensembles architecturaux de style roman les plus importants d'Europe.



L’accès au monument par l'escalier des Morts, reposant directement sur la roche, vaut son pesant d'émotions. Les amateurs d'astrologie ne manqueront pas de remarquer la fusion des signes de la Balance et du Scorpion, curieusement entremêlés dans un zodiaque d'un genre tout à fait singulier.


A noter que la Sacra San Michèle se situe à égale distance de L'Abbaye du Mont Saint-Michel en Normandie et celle de San Michele dans la région italienne des Pouilles, ce qui, il faut bien en convenir est tout sauf un hasard....


Amateurs d'art sacré, réjouissez-vous!

Plus que toutes autres, les régions de montagne ont longtemps été marquées par une intense pratique religieuse, dont les legs du passé ne manquent pas. Loin de déroger à cette règle, la Vallée de Susa s'inscrit parfaitement dans cette tradition.



Ne manquez pas la visite de l'admirable Musée diocésain de Susa, un modèle du genre.


Cette ville aux nombreux vestiges romains s’est quelque peu assoupie depuis l'ouverture du tunnel du Fréjus.


Non loin de là, parmi les petites merveilles jalousement gardées,citons les admirables fresques de l'abbatiale de Novalese et celles tout aussi remarquables de San Antonio del Renverso.



Deux lieux, comme tant d'autres liés à la région Rhône-Alpes, soit par un édifice religieux (c’est le cas pour St Antoine l'Abbaye dans le Dauphiné) ou encore par l'étymologie pour le village savoyard de Novalaise. La proximité de la frontière française, une histoire commune aux temps de l’époque napoléonienne (la région faisait partie du département du Po) expliquent en partie les liens qui unissent ces deux entités géographiques.


Et dame nature dans tout ça?

Elle est omniprésente, grandiose, sauvage bien sûr, jalonnée de toutes parts par des sentiers et autres chemins de randonnée, parmi lesquels figure la Via Francigena.

Certes, l'itinéraire est moins connu que l'incontournable Chemin de Compostelle, avec lequel il partage bien des similitudes. Pour autant, cela n'enlève rien à son intérêt, bien au contraire : La Via Francigena ayant été déclarée il y a quelques années, à l'instar de son illustre homologue : "Grand Itinéraire Culturel Européen".




Il est peu de dire que les montagnards entretiennent un rapport privilégié à la nature et au temps (au sens intemporel). Patrimoine humain caractéristique de la région, les horloges solaires en témoignent avec vigueur. En cela le magnifique village de Ferrare constitue un exemple remarquable. Il compte en effet pas moins de dix horloges différentes, toutes plus originales les unes que les autres, ce qui lui confère un charme très particulier.



À table !

Enfin, et parce que nous ne saurions vivre uniquement d'amour et d'eau fraîche (fusse-t-elle des torrents !) intéressons-nous à la gastronomie régionale. Certes la cuisine montagnarde, en tous cas celle de l'arc alpin, ne s'embarrasse pas de fioritures... Elle fait la part belle aux aliments robustes, avec le classique triptyque : charcuterie, polenta, fromages, mets consistants de nature à affronter les rigueurs de l'hiver.


Pourtant ,c'est précisément cette offre, somme toute basique, que les cuisiniers de la région ont su faire évoluer en créant une cuisine inventive et non dénuée de raffinement. Le tout, ô divine surprise, arrosé avec des vins de bonne tenue, extraits de vignes poussant à plus de mille mètres d'altitude. De quoi nous faire revoir durablement nos certitudes en la matière...



Ne manquez pas, si l’occasion se présente, de déjeuner ou de dîner dans des « Piole » (un terme piémontais), vocable générique qui désigne des lieux dédiés à la bonne chère, dont l'équivalent pourrait être nos auberges campagnardes, à l'image de l'établissement "La Ramasse" dans le village de Ferrare.


Dans ces « Piole » vous aurez toutes les chances d’être servis par des gens passionnés, pas avares de leur temps, et extrêmement prolixes quant il s'agit de parler de leurs produits et de leurs territoires.


 

Pour aller plus loin :


 

Le coin du ferrovipathe :

Accès à la Sacra San Michèle depuis Torino, Susa et Bardonecchia par les trains régionaux italiens, arrêt "Gare de San Ambroggio". Compter deux heures de marche.

Comments


bottom of page