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51ème Festival Interceltique de Lorient

On a beau voir chaque année – sur place ou en reportage sur la chaine de télévision régionale France 3 – les mêmes images de ces milliers de danseurs et musiciens dans leurs costumes traditionnels défiler impeccablement au son des binious, bombardes, gaïtas et autres cornemuses... la magie opère toujours.

On a beau voir chaque année sur place ou en reportage sur la chaine de télévision régionale France 3 - les mêmes images de ces milliers de danseurs et musiciens dans leurs costumes traditionnels défiler impeccablement au son des binious, bombardes, gaîtas et autres cornemuses... la magie opère toujours !



Depuis toutes ces années, l'engouement du public ne faiblit pas. Le stade du Moustoir qui héberge « Les Merlus » (nom de l'équipe de football de la ville) accueille durant le Festival « Horizons celtiques » le nouveau nom des légendaires « Nuits celtiques » qui firent la réputation du festival. Sorte de Victoires de la musique, dans un match amical où toutes les musiques sont gagnantes.



Une musique qui fascine

Peut être cela procède-t-il du mystère qui entoure les pays celtiques et ses héros : Chevaliers de la Table ronde, ou autres Merlin l'enchanteur, ses contes et légendes... à la limite du fantastique. Depuis plus de 50 ans, le Festival Interceltique de Lorient (le F.I.L pour les initiés) incarne à merveille cet univers d'une richesse insoupçonnée. Toutes les formes de musiques issues des pays celtiques sont représentées : des chants millénaires au folk, du rock au jazz, en passant par les oeuvres symphoniques dans un environnement de création extrêmement prolifique. La participation de musiciens de cultures différentes est le symbole d’une identité ouverte sur le monde et en constant mouvement.

À la musique se mêlent le cinéma, les arts plastiques, la danse, l’histoire, la littérature, la lutherie... Véritable vitrine vivante, le Festival Interceltique de Lorient est un lieu qui s’ouvre sur le monde, dans l’expression même du cosmopolitisme celtique qu’il propose. Selon les organisateurs, le F.I.L se définit comme un "laboratoire culturel" avec pour vocation de démontrer que les cultures traditionnelles ne sont pas figées mais avides de métissages et de créations. Pour cela, son objectif est notamment de susciter cette démarche au travers de commandes, de rencontres, de métissages… en laissant toute liberté aux compositeurs et artistes. Dans le prolongement, il entend développer cette orientation en encourageant la circulation transnationale des productions culturelles et artistiques qui voient le jour à Lorient.



Bon anniversaire « Lann Bihoué » !

S'il est une formation pour laquelle l'édition 2022 revétira une saveur toute particulière, c'est bien celle du bagad de Lann Bihoué, vieil habitué du rendez-vous Lorientais. En effet, ce fleuron de la musique traditionnelle, véritable ambassadeur de la région Bretagne fêtera ses 70 ans d'existence ! Un ensemble qui accumule les récompenses durant les compétitions de bagadous et qui a conçu un spectacle exceptionnel, véritable voyage à travers son histoire !



Histoire d’un jeune qui suit les traces de son père, un ancien du Bagad, à travers le monde. Les musiques sont issues du répertoire international et font écho aux différentes destinations où le Bagad s’est déjà produit. À partir de la Bretagne, terre de légendes et de mythes ancestraux, les marins bretons vous emporteront dans leur voyage, domptant la mer avec audace et détermination. Embarquez sur l’océan avec le plus célèbre des Bagadoú pour une nouvelle aventure !


La région des Asturies, invitée d'honneur !

Moins connue que sa célèbre voisine la Galice (et son célèbre pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, la région autonome des Asturies, sur les rives de la Mer Cantabrique, est l'invitée d'honneur de cette nouvelle édition. Elle compose une partie de ce que l'on appelle « l'Espagne verte » par opposition sans doute au Sud, en particulier à l'Andalousie, réputée plus sèche ! Espagne celtique pourrait-on rajouter, tant demeurent vivantes vivaces les traces de la culture celtique, bien que contrairement aux autres pays, la langue ne soit pas d'origine celtique mais romane.


Parmi les musiciens, citons :

José Angel Hevi, qui a réussi à associer la musique ancestrale celtique aux couleurs électroniques, mélangées à des sonorités orientales en inventant une cornemuse électronique multitimbrique, la gaïta Midi. Le groupe Nuberu qui défend ses racines asturiennes, les groupes celtic-folk Felpeyu, Llan de Cubel, les chanteurs de Tonada, Jorge Tuya et José Manuel Collado Vidale. Et pour ceux qui aiment le rock celtique, les musiciens du groupe énergique Dixebra qui chante en asturien, sont un peu les "Mano Negra" asturiens.




Et les jeunes pousses ...

Face à une palette artistique d'une telle ampleur, tout bon festivalier qui se respecte se doit de faire preuve de curiosité comme d'aller écouter le petit groupe inconnu qui sera la vedette de demain. Parmi les formations, on pourra découvrir :

« Elephant Session », véritable référence de la scène néo trad européenne aux influences rock et funk.

Ou, encore plus rare, « Mec Lir », un quatuor basé à l'île de Man, qui brise avec fracas le genre de la celtic music avec une formation bouzouki, clavier, violon , batterie.

« Fleuves », un trio atypique Clarinette pianofender rhodes (piano électrique), une musique électro teintée de trad breton.




 

Pour aller plus loin :

https://www.festival-interceltique.bzh

https://www.musee-bretagne.fr/expositions/celtique/

https://www.morbihan.com/


"Les Asturies, les hautes terres de la Celtie du sud"

Une publication de l'institut culturel de Bretagne

https://www.skoluhelarvro.bzh/institut-culturel-de-bretagne/