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  • Didier Vors

L'Aude littorale à vélo 1/2 : Du port du Somail à Port la Nouvelle

Du port du Somail à Sallèle d'Aude

Existe-il un endroit sur le canal du Midi aussi emblématique que le port du Somail? Un lieu vraiment attachant dans une région qui pourtant n’en manque pas. L’idéal pour débuter notre périple à vélo.


Découvrant le petit port de plaisance du Somail aujourd’hui, les marins d’eau douce ou autres cyclotouristes ne peuvent imaginer l’effervescence de ce port de commerce et voyageurs entre les XVIIe et XIXe siècles. Pourtant le lieu n’a guère changé depuis sa création. La chapelle érigée en 1684, les écuries pour les chevaux de halage, l’auberge où les barques de poste s'arrêtaient pour la « couchée », et déversaient leurs flots de voyageurs qui trouvaient aussi à se restaurer sont toujours là. Y compris la glacière, la dernière de toutes celles qui jalonnaient le canal du Midi.


C’est dans ce cadre enchanteur que « Le Trouve Tout du Livre » – certainement la plus grande échoppe de livres d’occasion – a élu domicile en 1980. Mais les mots viennent à manquer pour parler de l’endroit, un tel lieu ne se raconte pas, il se vit!



Assez remarquable aussi : une péniche amarrée face au pont de pierre qui répond au nom de « Tamata » et qui se révèle être une épicerie flottante aux couleurs bigarrées, parfaitement intégrée dans le paysage, elle est bien utile pour se ravitailler.



De Sallèle d’Aude à Narbonne

On quitte presque à regret Le Somail par le magnifique pont en dos d'âne si caractéristique des constructions de l’époque, pour rouler quelques kilomètres durant sur le Canal du Midi (qui, rappelons-le, unit Toulouse à Sète). Une voie d'eau, partie intégrante du Canal des Deux Mers, élément essentiel du transport fluvial que l’association « Vivre le canal » entend bien relancer. Car qui peut aujourd’hui dénier que « le transport fluvial est quatre fois moins émetteur de gaz à effets de serre et son usage désengorge les routes. Ses nombreux atouts répondent aux principes de transition énergétique. »


Nous continuons notre progression avec toujours la persistance des éléments patrimoniaux, témoins de l’inventivité et l’audace de l’ingénierie hydraulique. Des éléments qui fascinent toujours autant les visiteurs. Comme le pont canal sur la Cesse ou l’épenchoir de Patiasses, un important mur de pierres qui permet de vider l’excédent d’eau du canal dans la rivière la Cesse.



Puis on atteint le canal de jonction bordé de pins parasol, long de cinq kilomètres mais qui ne compte pas moins de sept écluses !


Et déjà se profile Sallèle d'Aude, point de départ du troisième et dernier canal du circuit, celui de la Robine (de l’occitan « roubine » : canal). On remarquera aux abords, la jolie passerelle de type « Eiffel ». Les amateurs de poterie ne manqueront pas de visiter Amphoralis le musée des poteries gallo romaines.



De Narbonne à la réserve naturelle Sainte Lucie

Nouveau changement d’ambiance avec l’arrivée à Narbonne qui donne à voir un aspect plus urbain du canal de la Robine qui traverse le centre-ville de part en part. « Première fille de Rome » hors l’Italie, capitale dès l’antiquité, la ville fut une importante voie de communication. Aujourd'hui labellisée Ville d'Art et d’Histoire, Narbonne mérite assurément une visite approfondie...




Il faut pourtant se résigner à quitter les quais du centre ville et renoncer à la flânerie : la route nous appelle. Heureusement, comme pour nous consoler, la nature sauvage reprend très vite ses droits et la magie opère à nouveau. L’immense étang de l’Ayrolle nous accompagne un bout de chemin.


De temps en temps, on voit filer les trains vers Perpignan et la frontière espagnole, louvoyant au milieu de la lagune et semblant flotter sur l’eau. Tandis que se détachent les massifs de la Clape et des Corbières toutes proches.


A peine a-t-on le temps de nous remettre de nos émotions que déjà se présente l’écluse Sainte-Lucie au centre de la réserve éponyme et point de passage pour l’île de la Sauvageonne (accessible uniquement à pied ou en vélo) avec ses vues imprenables sur la mer et et les étangs.



Port la Nouvelle, notre destination finale ne se trouve maintenant plus qu’à quelques coups de pédales ! Et l’on découvre un lieu atypique à la fois port de commerce, de pêche et de plaisance au cœur de l’arc méditerranéen, à mi-chemin entre Marseille et Barcelone.


Amis randonneurs, notez que l’endroit est le point de départ ou d’arrivée du « sentier cathare », classé sentier de grande randonnée.


Remarques générales sur l’itinéraire :

L’itinéraire ne présente aucune difficulté. Il conviendra cependant de bien se renseigner dans Salèle d'Aude pour poursuivre la piste en direction de Narbonne. Attention aussi à quelques rares croisements légèrement compliqués quelques kilomètres après Narbonne.

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