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  • Didier Vors

Portbou du monde...



Port Bou, tout le monde descend !

S’il est toujours possible d’accéder au village de Port Bou par la route nationale, avec ses belles échappées sur le littoral, nous lui préférerons cependant le train. Ce n’est pas une surprise pour vous, amis lecteurs!

Descendre à la gare de Port Bou, que ce soit en venant du côté espagnol ou du côté français, c’est prendre une claque monumentale à la mesure du bâtiment.

L’offre s’est étoffée depuis notre dernière visite, en particulier pour les trains régionaux venant de France. Et la gare dispose à nouveau d’un véritable guichet... finies les ouvertures aléatoires !



L’église de Santa Maria, de style néo gothique achevée en 1879, que l’on aperçoit en sortant de la gare est à peu près le seul monument remarquable du village.



Mais au final, ce n’est pas ce que l’on vient chercher ici, où rien n’est ostentatoire. C’est plutôt une ambiance, une atmosphère. Le beau côtoie le moins beau, le neuf le décrépi, pourtant un charme indéfinissable opère. Initialement, Port Bou était un petit port de pêche, "bou" signifiant "barque" en catalan.

Toutes les rues en escaliers vous conduiront immanquablement à la petite « Rambla de Catalunya » centre névralgique du village.


Benjamin Walter, penseur des frontières

Outre la gare aux dimensions imposantes, la personnalité du philosophe Benjamin Walter est l’autre élément consubstantiel de Port Bou. Considéré comme le penseur des frontières, c’est là qu’il finit ses jours en 1940, au terme d'un tragique exil fuyant les persécutions nazies.

Appelé « Passages », le mémorial qui rend hommage au philosophe est composé d’un escalier de 70 marches, dans un tunnel descendant vers la mer. L’emprunter procure de vrais frissons. Ce monument est vite devenu une référence en matière de reconnaissance des droits humains et de réflexion sur la solitude et l’exil.



Le cimetière marin de Port Bou

A l’instar de celui de Sète, même s'il est de taille plus modeste, le cimetière de Port Bou mérite bien l’appellation de « marin » : il offre un cadre d’une grande beauté, avec ses allées étagées descendant vers la mer.

Autre différence avec son célèbre homologue, vous ne trouverez aucune stèle ni aucun monument funéraire, la configuration des lieux ne permettant pas. Ici, tous les défunts sont logés à la même enseigne... dans une parfaite égalité.

Rien de morbide, cependant, dans cette visite : ces lieux nous renseignent toujours sur la vie passée. Ici, la grande histoire est toujours prégnante, comme le rappel du droit à un enterrement digne pour toutes les victimes du franquisme enterrées dans des fosses communes.




 

Pour aller plus loin :


 


Le coin du randonneur :

Port Bou est le point de départ du « Cami de Ronda » qui parcourt toute la Costa Brava en 10 étapes. Marquage identique aux sentiers de grande randonnée français.


 

Le coin du ferrovipathe :

Accès à Port Bou depuis Barcelona en Espagne par les Rodalies de Catalunya (trains régionaux)

Depuis Toulouse, Avignon, Nîmes, Narbonne et Perpignan par trains régionaux (T.E.R.)

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