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Se tenir quelque part sur la terre
Pour penser une nouvelle manière d’arpenter le monde...
Se tenir quelque part sur la terre

La terre de son enfance pour l’un, un paysage pour l’autre, un arbre ou les murs d’une maison chargée de souvenirs. Nous portons tous en nous des lieux auxquels nous sommes singulièrement reliés – des lieux qu’on aime.


Pour parler de cette géographie intime, nous avons souvent recours au registre de l’identité, des racines, de l’appartenance. À quoi s’oppose l’idée qu’on pourrait être « de nulle part ». Nous rejouons ainsi une alternative bien connue : d’un côté, l’idéal d’une osmose entre les humains et leur lieu de vie ; de l’autre, l’idéal de femmes et d’hommes sans attaches, ayant le monde à disposition.


Dans les lieux que j’aime, quelque chose pousse, me pousse et me fait pousser.

Or, s’il est absolument nécessaire de proscrire un vocabulaire dont se nourrissent les mouvements d’ultradroite, il est tout aussi urgent de reconnaître l’importance, pour chacun, de son lieu de vie. Car mépriser cette relation, c’est nourrir la frustration qui fait le lit des positions politiques extrêmes. Et abstraire la citoyenneté de tout contexte, c’est risquer de toujours plus négliger notre environnement.


Ce livre très personnel, dans lequel Joëlle Zask se penche sur sa propre expérience et enquête sur celle des autres, nous invite en somme à emprunter un double chemin politique et esthétique pour penser une nouvelle manière d’arpenter le monde.

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