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La longe
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La longe
La longe

Une chronique de Didier Vors



Dans la Longe, l ‘écriture de Sarah Jollien Fardel,est puissante, précise, elle va à l’essentiel, sans fioritures. Avec cette sorte de chronique d’une mort annoncée, on pressent vite le drame. L’histoire s'emballe, on sent comme une urgence dans l’écriture et pour le lecteur, un rythme qui s’accélère ! Il est beaucoup question de souvenir, de mémoire,de malédiction familiale, on s’y transmet une forme de malheur.

Les descriptions assez précises des lieux, des habitudes des gens, la rencontre avec l’exploratrice et écrivaine suisse Ella Maillart font penser à un roman en partie autobiographique.

L’action se déroule dans le Valais, avec son glossaire de mots Suisse romand, son allusion à la fête nationale le 1ᵉʳ août, et la montagne constamment en toile de fond, mais sans tomber dans les clichés. Le roman magnifie l’idée de liberté que procure le grand air et suggère une sorte d’opposition entre ceux « d’en haut », la montagne, et ceux d’en bas, la vallée, symbolisée en partie par la ville. « Le folklore pour eux, la tradition pour nous. »

L’autrice a des mots forts pour décrire la détresse des parents : La joie « les déserte chaque jour un peu plus, nous ne sommes plus parents », elle parle de « Congrégation des désenfantés la douleur compagnonne toujours ».Les grands-parents restent très présents dans la première partie du livre Mention spéciale pour la très inspirante grand-mère Eugénie, qui semble avoir marqué durablement sa petite fille.« Étudie, personne ne volera ce que tu as emmagasiné. (nous),n n’a pas étudié, mais on a lu. »


Voilà un ouvrage fort justement récompensé par le prix des lecteurs au 38ème festival des littératures européennes de Cognac.


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